| Formation permanente |

LES STRUCTURES D'ACCUEIL ET D'INFORMATION

A l'issue de sa scolarité, chaque jeune est confronté au même problème : trouver un emploi.Le chômage des jeunes touche particulièrement ceux qui n'ont aucune qualification. Des " Espaces jeunes " ont été mis en place sur le territoire pour accueillir les jeunes de 16 à 25 ans, les informer et les guider.

Les espaces jeunes constituent un espace d'accueil, d'information et d'orientation, devant permettre aux jeunes de moins de 26 ans, à la recherche d'un emploi ou d'une formation, de bénéficier, dans un même lieu, de l'ensemble des services adaptés à leurs besoins.

Les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO) et les missions locales (ML) se voient attribuer le label " Espaces jeunes ".L'ANPE leur délègue la réalisation des services rendus en matière d'emploi.C'est au CIO que les jeunes peuvent être informés sur la mission générale d'insertion de l'Education nationale voir chapitre suivant. Dans ces espaces jeunes, il ne s'agit pas de créer une nouvelle structure mais de développer la collaboration entre celles qui existent.

Pour connaître l'adresse des espaces jeunes de la région, contacter la mairie, l'ANPE ou les PAIO et missions locales.

Les PAIO

Les PAIO informent les jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi et sans qualification, sur les possibilités d'entrer en formation et de trouver un emploi.Elles proposent au jeune un parcours de formation personnalisé en fonction de son projet professionnel.

Elles ont pour mission :

Les missions locales

Les missions locales s'adressent à tous les jeunes de 16 à 25 ans.Outre l'insertion professionnelle, elles traitent des problèmes d'insertion sociale.Elles doivent aider les jeunes à construire leur itinéraire d'insertion et en assurent le suivi.

A ce titre, elles cherchent à résoudre leurs problèmes de formation et d'emploi, mais également ceux des autres aspects de leur vie quotidienne : logement, santé, loisirs, sports, culture...

L'originalité et la raison d'être des missions locales résident principalement dans 4 facteurs :

Pour connaître les adresses des PAIO et missions locales : cf.fiche ACTUEL-Cidj n° 4.042 " PAIO et missions locales " ou s'adresser à la mairie de son domicile.

Les CIO

Le centre d'information et d'orientation est un service public de l'Education nationale. Il assure l'accueil, la documentation et l'information du public scolaire et non scolaire sur les filières de formation et les métiers. Le public peut avoir des entretiens avec des conseillers d'orientation psychologues. Il concerne les jeunes sortis du système scolaire depuis moins d'un an.

Pour connaître l'adresse du CIO le plus proche, on peut :

L'ANPE

L'Agence nationale pour l'emploi a pour mission d'intervenir sur le marché du travail.Le conseiller informe le public de façon individuelle ou collective et peut aider au choix d'une formation. L'ANPE propose une aide à l'orientation professionnelle.

Pour connaître l'adresse de l'ANPE la plus proche et les ANPE spécialisées, cf. fiche ACTUEL-Cidj n° 3.03 " ANPE ".

 

LES ACTIONS D'INSERTION DE L'ÉDUCATION NATIONALE

Le ministère chargé de l'Education nationale affiche la volonté de prendre en compte les jeunes qui rencontrent des problèmes d'insertion. Tel est l'objectif de la Mission générale d'insertion (MGI) que s'est assignée le ministère. Cette " mission générale " prend la forme d'une série d'actions mises en place pour les jeunes de plus de 16 ans et sans projet de poursuite d'études ou d'insertion. Elles reposent sur l'alternance et constituent de 30 à 50 % du temps de formation. Pour bénéficier d'une des mesures décrites ci-dessous, le jeune doit s'adresser à son établissement d'origine ou au centre d'information et d'orientation (CIO) qui dépend de son domicile.

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L'information et l'orientation

Qu'ils s'appellent " sessions ", " cycles " ou " modules ", l'objectif de ces modes d'information particuliers est de " récupérer " les jeunes en rupture de ban. Car le préalable à toute insertion ou réinsertion consiste, avec le jeune lui-même, à dresser un premier bilan et s'informer, découvrir différents parcours de formation adaptés.

Les sessions d'information et d'orientation (SIO) doivent aider les jeunes à construire un parcours professionnel réaliste, c'est-à-dire proche de leurs aspirations et à partir de leurs connaissances et de leurs compétences. Ces sessions, d'une durée de 4 à 6 semaines, débutent par un bilan. Une période de stage en entreprise peut être prévue.

L'info des professionnels

La prévention, en partenariat

Au sein de son dispositif, le ministère chargé de l'Education nationale prévoit la mise en place de " Groupes d'aide à l'insertion " (GAIN), avec l'ensemble des partenaires internes et externes à l'Education nationale. Ils doivent préparer l'insertion sociale et professionnelle des élèves au sein d'un établissement ou d'un réseau d'établissements. Ces actions doivent s'inscrire dans le cursus des élèves, sur une année scolaire.

Par ailleurs, le ministère souhaite proposer à chaque jeune quittant son établissement scolaire un bilan individuel de ses acquis scolaires, ses capacités, ses motivations et centres d'intérêt. Cet entretien devrait faciliter l'insertion professionnelle du jeune ou lui permettre de trouver une nouvelle possibilité de formation.

Les cycles d'insertion professionnelle par alternance (CIPPA) s'adressent principalement aux jeunes non diplômés, volontaires pour suivre le cycle. Objectif prioritaire : remotiver des jeunes en difficulté scolaire ou en rupture de scolarité et leur proposer une insertion dans une formation ou dans la vie professionnelle. Ces cycles mettent en oeuvre des techniques pédagogiques appropriées et reposent notamment sur le principe de la formation par alternance, l'entreprise étant conçue comme un lieu de qualification.

Autre forme d'action proposée par l'Education nationale : " L'itinéraire personnalisé d'accès à la qualification et au diplôme ". Il s'adresse à des jeunes non diplômés ou isolés, revenant au cours de l'année scolaire vers leur établissement d'origine, vers les CIO ou vers une structure d'accueil (mission locale, PAIO, espace jeunes). Un contrat pédagogique est signé entre le jeune, le chef d'établissement d'accueil et le tuteur d'entreprise. La durée de cet itinéraire peut varier entre 300 ou 400 heures réparties sur l'année scolaire.

Enfin, les modules d'accueil en lycée (MODAL) sont con-çus pour les élèves qui interrompent leur scolarité en seconde ou en première. Ils permettent de faire un bilan de leur situation scolaire pour élaborer un projet de formation autre que celui qu'ils poursuivaient au lycée. L'objectif est d'intégrer ces lycéens dans un parcours professionnel ou technologique, en formation initiale ou dans d'autres dispositifs qualifiants.

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L'accès à une qualification

Après un premier " diagnostic " et la définition du parcours de formation adéquat, les jeunes en difficulté peuvent bénéficier de différents dispositifs de formations. L'originalité de ces dispositifs ne tient pas aux qualifications proposées (on retrouve les diplômes classiques CAP, BEP, bac, BTS), mais aux parcours de formation qui, eux, sont individualisés. Ils prennent fortement en compte la situation du jeune et ses acquis.

Les élèves qui ont besoin d'un accompagnement individualisé pour acquérir une première qualification reconnue (type CAP) peuvent bénéficier d'une " Formation intégrée " (FI). Les jeunes sont d'abord sous statut scolaire, puis s'engagent dans un contrat de travail de type apprentissage ou qualification. La durée globale de la formation intégrée ne peut excéder 3 ans.

Les " Modules de repréparation à l'examen par alternance " (MOREA) sont ouverts aux jeunes ayant échoué à un examen du niveau V au niveau III. Ils sont bâtis sur des parcours individualisés de formation prévoyant des périodes en entreprise. La durée de ces modules peut varier de quelques mois à un année.

Pour les jeunes ayant un niveau de formation un peu plus élevé, il existe un dispositif particulier. Celui-ci s'adresse prioritairement aux jeunes sortant de la voie générale ou technologique, notamment les bacheliers ne suivant pas d'études supérieures ou ayant échoué dans ces études. On leur propose de préparer des diplômes de type CAP, bac professionnel, BTS, en prenant en compte leurs acquis. Le jeune se voit par exemple proposer une dispense de tout ou partie des épreuves d'enseignement général.

Les " Formations complémentaires d'initiative locale " (FCIL) s'adressent aux jeunes titulaires d'un diplôme, du niveau V au niveau III. Ce sont des spécialisations mises en place en fonction des besoins locaux, en partenariat étroit avec le monde économique. Ces formations font l'objet d'une convention entre les établissements scolaires et le monde professionnel et reposent souvent sur un principe d'alternance.

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LES PLANS DE FORMATION RÉGIONAUX POUR LES JEUNES

Les plans de formation regionaux visent à faciliter le passage des jeunes du système éducatif à la vie active. Suivant les régions, ils peuvent revêtir différentes formes comme des ateliers de découverte des métiers en Ile-de-France, des lieux d'accueil, d'information et d'orientation ou des mesures d'accompagnement spécifique pour les jeunes en grande difficulté. Les plans de formation régionaux ont pris le relais du crédit de formation individualisé (CFI), qui était un dispositif mis en place par l'Etat pour tout jeune de 16 à 25 ans sans emploi et sans qualification professionnelle. Le terme " CFI " n'est donc plus employé, mais la démarche concernant l'insertion des jeunes reste toujours d'actualité.

Les programmes mis en oeuvre par les régions s'effectuent en concertation avec les différents acteurs concernés : Etat, chambres consulaires, partenaires sociaux, centres de formation pour apprentis (CFA), conseil économique et social de la région... Ils sont contrôlés par un comité de coordination. Ce comité opère les arbitrages entre les intérêts des branches professionnelles et ceux des régions. Il doit notamment veiller à l'harmonisation de la carte des formations et gérer certaines filières très spécifiques dépendant de CFA nationaux.

• Le projet TRACE

Un projet de loi pour lutter contre l'exclusion est envisagé. Il comporte notamment le programme TRACE, " Trajet d'accès à l'emploi ". Ce programme est réservé à des jeunes de moins de 26 ans en grande difficulté. Il devrait leur permettre de bénéficier d'un parcours de 18 mois alternant stage, formation et contrat emploi-solidarité (CES), sans période d'inactivité.

Les formations : des axes communs aux différentes régions

Malgré la décentralisation de la formation et la diversité des mesures d'insertion pour les jeunes, on peut dégager quelques grands axes communs aux différents programmes régionaux : actions de mobilisation, bilan, connaissance des métiers, préqualification, qualification, apprentissage... L'accueil, l'orientation et le suivi de chaque jeune se font dans les PAIO et les missions locales. Chaque jeune a un " correspondant " attitré. Le correspondant est là pour aider le jeune à construire son projet professionnel et un parcours de formation adapté.

• Mobilisation

Public visé : jeunes en grande difficulté qui, malgré une action d'orientation approfondie, ne sont pas parvenus à intégrer une action de formation.

Objectif : des objectifs individualisés sont définis pour chaque jeune : socialisation, apprentissage des savoirs de base, citoyenneté...

Contenu : le parcours et le mode de participation du jeune sont individualisés en fonction des objectifs définis. La formation repose principalement sur la mise en situation dans des activités concrètes (en entreprises, centres d'activités sportives, associations de quartier...).

• Bilan de compétences

Public visé : tous les jeunes, mais prioritairement ceux maîtrisant les savoirs de base et justifiant d'expériences professionnelles ou personnelles antérieures.

Objectif : évaluer les compétences et les capacités du jeune au regard de l'emploi et de la formation.

Contenu : tout bilan comporte une analyse des motivations et un repérage des compétences professionnelles et personnelles. Il permet d'élaborer un parcours d'insertion.

• Connaissance des métiers

Public visé : jeunes sans qualification qui ont besoin d'une approche concrète des métiers.

Objectif : définir un parcours d'insertion précis par des mises en situation concrètes en milieu de travail.

Contenu : informations sur le milieu du travail et ses contraintes (horaires, transports...). Accès à des fiches métiers, documents audiovisuels, rencontres avec des employeurs. Découverte des réalités d'un métier à l'intérieur d'une entreprise.

• Préqualification

Public visé : jeunes qui ont déjà choisi leur secteur professionnel, mais qui ont un niveau de connaissances trop faible.

Objectif : combler l'écart entre la situation du jeune et les compétences requises pour entrer dans la formation qualifiante choisie.

Contenu : les actions de formation doivent combiner l'apprentissage des gestes professionnels, les enseignements théoriques et la connaissance des conditions de travail.

Qualification

Public visé : jeunes ayant acquis les savoirs indispensables de base et ayant quitté le système scolaire depuis plus d'un an.

Objectif : acquérir un diplôme ou une qualification de niveau V (CAP, BEP) ou de niveau IV (bac professionnel...).

Contenu : apprentissage des connaissances théoriques et professionnelles nécessaires à l'obtention du diplôme visé.

Apprentissage

L'apprentissage est la forme la plus ancienne des contrats de travail en alternance. Ce sont les régions qui ont la responsabilité directe de sa conception et de sa mise en oeuvre.

Le contrat d'apprentissage, d'une durée de 1 à 3 ans, permet de préparer un diplôme technologique professionnel (du CAP au diplôme d'ingénieur) ou universitaire.

La formation représente au minimum 400 h par an pour préparer un CAP, 1 500 h pour un bac professionnel ou un BTS, dans un centre de formation d'apprentis (CFA).Le salaire (de 25 à 78 % du SMIC) varie selon l'âge du bénéficiaire. L'employeur bénéficie d'une prime de 10 000 F. Cf. fiche ACTUEL-Cidj n° 1.42 " L'apprentissage : une formation ".

LES ATELIERS PÉDAGOGIQUES PERSONNALISÉS (APP)

Les ateliers pédagogiques personnalisés organisent des actions de formation qui s'adressent prioritairement aux jeunes de 16 à 25 ans.

Leur objectif est :

Les jeunes doivent être :

L'organisation est souple et très variable d'un jeune à l'autre, quant à la durée, au contenu de la formation, aux modalités de travail... Dans le cadre de l'APP, un contrat d'objectifs est signé entre le formateur et le jeune qui a le statut de stagiaire de la formation professionnelle.

L'APP est donc un lieu de formation qui doit permettre de bénéficier d'un apprentissage se caractérisant par une autoformation et un soutien personnalisé. Un suivi des stagiaires est organisé entre les animateurs de l'atelier et les responsables des PAIO, missions locales et ALE concernées.

A l'issue de la formation, chaque stagiaire reçoit un document indiquant l'intitulé et les contenus de la formation suivie, ainsi que ses acquis en fin de contrat.

Pour obtenir les coordonnées des APP, contacter les PAIO, les missions locales ou :

IOTA+

36, rue de Laborde

75008 - PARIS

Tél : 01 53 04 01 64

 

LES CONTRATS DE TRAVAIL EN ALTERNANCE

Les contrats en alternance autres que l'apprentissage relèvent de la formation professionnelle continue.Leur mise en place est assurée par l'Etat, et non par les régions. Ils occupent une place importante dans les mesures destinées à l'insertion des jeunes.L'alternance permet de suivre une formation tout en travaillant et donc de mieux se préparer et s'adapter au monde du travail.

Pour effectuer un contrat en alternance, il faut tout d'abord trouver un employeur : il s'agit donc d'effectuer une véritable démarche de recherche d'emploi.

Ces contrats s'adressent à des jeunes âgés de 16 à moins de 26 ans.

• Contrat de qualification

Ce contrat, d'une durée de 6 mois à 2 ans, permet d'acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme technologique ou professionnel (niveaux V, IV et III) ou un titre homologué.

La formation doit au minimum représenter 1/4 de la durée du contrat.

Le bénéficiaire perçoit une rémunération variable selon son âge et son ancienneté dans l'emploi (de 30 à 75 % du SMIC).

• Contrat d'adaptation

C'est un contrat à durée déterminée (6 à 12 mois) ou à durée indéterminée.

Il s'adresse à des jeunes sortis du système de formation initiale et permet d'adapter sa qualification au milieu professionnel par un complément de formation alternée. Ce type de contrat s'adresse donc à des jeunes susceptibles d'occuper rapidement un emploi.

L'entreprise doit assurer au moins 200 heures de formation pour le jeune salarié.

Le bénéficiaire perçoit un salaire au moins égal au SMIC ou à 80 % du minimum conventionnel si le calcul est plus avantageux.

• Contrat d'orientation

Ce contrat rémunéré de 30 à 65 %du SMICselon l'âge du salarié, existe en deux versions. L'une de 9 mois pour les jeunes de moins de 22 ans sans diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel et ayant au plus achevé un second cycle de l'enseignement secondaire ; l'autre de 6 mois pour les jeunes de moins de 25 ans titulaires du baccalauréat général ou technologique, et ayant abandonné leurs études supérieures avant d'avoir obtenu un diplôme du 1er cycle - BTS, DUT ; DEUG.

Voir en annexe 2 un tableau récapitulatif des différents contrats de travail en alternance.

Autres types de contrats

Le jeune perçoit de 30 à 65 % du SMIC selon son âge.

• Contrat emploi-solidarité (CES)

Le CES est conclu pour une durée de 3 à 12 mois (pour les jeunes) et se déroule à temps partiel (20 heures par semaine). Seuls les jeunes titulaires au plus d'un diplôme de niveau V (CAP, BEP) y ont accès.

L'objectif de ce contrat est de favoriser la participation d'un jeune à la vie sociale par l'accomplissement d'une activité professionnelle. Le jeune peut suivre éventuellement une formation complémentaire qui se déroule en général pendant le mi-temps non travaillé et qui n'est pas rémunéré.

Le jeune est rémunéré sur la base du SMIC : les jeunes de moins de 17 ans perçoivent 80 % du SMIC, ceux âgés de 17 à 18 ans perçoivent 90 % du SMIC, et ceux âgés de 18 à moins de 26 ans perçoivent 100 % du SMIC.

Pour tous les contrats en alternance, cf. fiche ACTUEL-Cidj n° 3.23 " Contrats de travail en alternance ".

• Contrat emploi consolidé

C'est un contrat de travail à durée indéterminée ou à durée déterminée de 12 mois renouvelable chaque année dans la limite de 60 mois. Il peut être à temps plein ou à temps partiel.Son but est de consolider l'insertion après un contrat emploi solidarité.Il peut être conclu avec l'employeur qui a embauché en CES ou tout autre employeur agréé.

La rémunération est calculée sur la base du SMIC horaire.Il est possible de bénéficier d'une formation.

 

LES FORMATIONS DESTINÉES AUX DEMANDEURS D'EMPLOI

L'ANPE propose diverses aides à l'orientation professionnelle. Elles ne s'adressent pas spécifiquement aux jeunes mais elles les aident à définir et préciser leur projet professionnel.

• Session d'orientation approfondie (SOA)

Objectif : proposer une aide aux demandeurs en vue d'élaborer un projet professionnel et de réunir les moyens pour y parvenir.

Public concerné : demandeurs d'emploi.

Organisation et contenu : ce module collectif doit permettre de :

- réaliser un bilan personnel et professionnel,

- chercher et exploiter les informations sur les métiers et le marché de l'emploi,

- s'impliquer dans un projet précis et le valider en bénéficiant d'un appui individualisé,

- monter un plan actif et concret de réalisation du projet.

• Session " Du diplôme à l'emploi "

Objectif : bâtir un projet professionnel en se basant sur les compétences acquises dans un milieu universitaire et personnel.

Public concerné : jeunes diplômés de niveau bac + 2 minimum.

Organisation et contenu : des séquences de travail collectif ou d'entretiens individuels alternent avec des périodes de recherche d'emploi.Les sessions se terminent par une mission en entreprise, à l'issue de laquelle sont proposés un bilan personnel, un travail complémentaire sur les techniques de négociation et de recherche d'emploi.

• Bilan de compétences

Objectif : ce bilan individualisé a pour fonction de permettre d'analyser les compétences professionnelles et personnelles de la personne et de repérer ses aptitudes et motivations dans la définition d'un projet professionnel et parfois de l'assortir d'une formation.

Public concerné : tout demandeur d'emploi ne pouvant bénéficier du " chéquier bilan de compétences " destiné aux cadres.Dans ce cas, s'adresser au CIBC, centre interinstitutionnel de bilan de compétences, aux missions locales et PAIO, pour s'y inscrire.

• Le stage d'accès à l'entreprise (SAE)

Objectif : ce stage permet au demandeur d'emploi d'acquérir les compétences professionnelles lui permettant d'accéder à une offre d'emploi déposée à l'ANPE.

Public concerné : demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE dont les aptitudes, les compétences ou les qualifications sont proches de celles requises pour les offres concernées, en particulier, parmi ceux-ci, des jeunes de moins de 20 ans ne pouvant prétendre à aucune indemnisation au titre de l'assurance chômage.

Organisation et contenu : ces stages ont un caractère purement professionnel.Ils peuvent être individuels ou collectifs. La formation doit contribuer à accroître les compétences du bénéficiaire. La formation est dispensée à temps plein pour une durée pouvant varier de 40 à 500 heures.

Statut : le demandeur d'emploi a le statut de stagiaire de la formation professionnelle.

Le stagiaire est rémunéré au titre, soit de l'allocation formation reclassement (AFR), soit de la rémunération des stagiaires par l'Etat ou la région.

Voir en annexe 4 les différents parcours d'insertion possibles.

 

SOURCES D'INFORMATION

Pour des informations complémentaires concernant la formation des jeunes, on peut s'adresser aux organismes suivants :

 

LES FICHES PRATIQUES DE LA FORMATION CONTINUE

Centre INFFO - Tour Europe

92049 - PARIS LA DEFENSE CEDEX 07

Tél : 01 41 25 22 22

Organisme d'information sur la formation continue s'adressant aux relais (PAIO, Mission locales...) et aux professionnels.

Le Centre Inffo publie, sous forme de fiches pratiques, l'intégralité du système français de formation professionnelle continue et les règles juridiques qui l'organisent.

DELEGATION INTERMINISTERIELLE A L'INSERTION DES JEUNES EN DIFFICULTE

194, avenue du Président Wilson

93217 - LA PLAINE SAINT-DENIS CEDEX

Tél : 01 49 17 46 46

La DIJ anime, évalue et coordonne le réseau des missions locales et des PAIO.Elle peut informer les professionnels sur les dispositifs de formation pour les jeunes.

Bibliographie

- " Formation en alternance : projet de loi " - Liaisons sociales - N° 128 - 1994.

- " Les atouts des contrats jeunes " - Le Particulier - N° 858 - 1994.

- Plaquettes d'information sur le thème des jeunes et de l'entreprise :

- " La candidature du premier emploi "

- " La visite d'entreprise "

- " Les stages en entreprises pour élèves et étudiants "

- " L'alternance mode d'emploi "

- " Découvrir l'entreprise "

- " Découvrir et faire découvrir un métier "

ASSOCIATION JEUNESSE ET ENTREPRISE

4, rue Léo Delibes

75116 - PARIS

Tél : 01 47 55 08 40

- " L'ANPE et les mesures pour l'emploi ".ANPE, février 1997.

- " La formation professionnelle des jeunes : l'école et l'entreprise, ensemble pour l'emploi ".Le Particulier, février 1996.

- " Les régions relèvent le défi : atlas des formations professionnelles ".Le Monde de l'éducation, février 1996.

- Entreprises et carrières, avril 1997, numéro spécial sur la formation continue, en kiosque (15 F).

 

ANNEXES

Annexe 1 : Lexique

AFPA  : Association pour la formation professionnelle des adultes

AFA  : Actions de formation alternées

AFR  : Allocation de formation reclassement

ANPE  : Agence nationale pour l'emploi

APP  : Atelier pédagogique personnalisé

CES  : Contrat emploi solidarité

CFP  : Certificat de formation professionnelle

CIBC  : Centre interinstitutionnel de bilan de compétences

CIO  : Centre d'information et d'orientation

CIPPA  : Cycle d'insertion professionnelle par l'alternance

ENPC  : Evaluation du niveau de compétences professionnelles

FAS  : Fonds d'action sociale

MGI  : Mission générale d'insertion

FCIL  : Formations complémentaires d'initiative locale

FNE  : Fonds national pour l'emploi

GRETA  : Groupements d'établissements

ITAQUE  : Itinéraire personnalisé d'accès à la qualification

ML  : Mission locale (pour l'emploi)

MOREA  : Module de repréparation à un examen

PAIO  : Permanence d'accueil d'information et d'orientation

SAE  : Stage d'accès à l'entreprise

SMIC  : Salaire minimum de croissance

SOA  : Session d'orientation approfondie

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Annexe 2 : Services télématiques

Services directement accessibles à tout public.Pour connaître l'offre de formation dans tous les domaines sur la France entière et sur les droits d'accès à la formation, droits et obligations des entreprises : consulter le 3616 FORPRO.

Banques de données recensant l'offre de formation à l'échelon régional

Alsace : 3614 CRRIP

Aquitaine : 3615 FERA 3614 BRDF

Auvergne : 3614 GENTIANE

Basse-Normandie : 3616 CIFOP

Haute-Normandie :

3614 CREFOR

Bretagne : 02 99 36 50 50

(serveur)

Bourgogne : 3614 CIFOB

Centre : 3614

ou 3615 CERIFORM

Champagne-Ardenne :

3614 ARFO

Franche-Comté : 3614 FP2

Ile-de-France :

3614 CCIP ou 3616 CCIPDFC

3614 METIERIF ou 3614 CFARIF

3615 ou 3617 PLPA

3615 FONGECIF

3615 YVEL (Yvelines)

3614 FORMPRO

Languedoc-Roussillon :

3615 FERA

3614 BRDF

Limousin : 3614 CARIFLIM

Lorraine : 3615 INFFOLOR

Midi-Pyrénées :

3615 CARIFOREF

Nord-Pas-de-Calais :

3614 FORMACT

Poitou-Charentes :

3616 ARES

Provence - Alpes - Côte d'Azur :

3614 FORMINFO 1

Rhône - Alpes :

3614 INFOCIF ou 3615 CHAMBERY

Services à l'attention des professionnels de la formation :

3615 INFFO

3616 DEVTEL : regroupe différents services à l'usage des structures d'accueil et des professionnels de la formation.

3614 CFARIF

Annexe 4 : Itinéraires d'insertion

Tableau

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